Bin-Houye : Dohouba accueille la mise en service de quatre postes frontaliers

La Côte d’Ivoire renforce son dispositif de surveillance des frontières avec la mise en service de quatre postes de contrôle destinés à améliorer la gestion des flux transfrontaliers et à consolider la sécurité nationale. La cérémonie officielle s’est tenue le samedi 17 octobre 2026 à Dohouba, dans le département de Zouan-Hounien, sous la présidence du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, le général de corps d’armée Vagondo Diomandé, en présence du président du Conseil régional du Tonkpi, Abdallah Mabri Toikeusse.

Réalisées dans le cadre du projet CIVIT, grâce au financement de la coopération italienne et à l’appui de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), ces infrastructures visent à renforcer les capacités opérationnelles de la Police nationale dans les zones frontalières.

Les quatre postes sont implantés à Dohouba, dans le département de Zouan-Hounien, à Gbeunta, dans celui de Danané, à Péhekan-Barrage, dans le département de Toulepleu, ainsi qu’à Doubasso, dans la région de Tengrela.

La cérémonie a réuni plusieurs autorités administratives et politiques, dont Abdallah Mabri Toikeusse, président du Conseil régional du Tonkpi, ainsi que des représentants des partenaires internationaux ayant contribué à la réalisation du projet.

Selon le ministre Vagondo Diomandé, ces nouveaux équipements permettront d’améliorer les conditions de travail des forces de sécurité, de mieux encadrer les déplacements transfrontaliers et de renforcer la surveillance du territoire national.

Au-delà de leur vocation sécuritaire, ces infrastructures traduisent la volonté des autorités ivoiriennes de moderniser le dispositif de contrôle aux frontières, notamment pour prévenir les activités illicites et mieux maîtriser les mouvements migratoires.

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité a salué l’engagement du gouvernement italien et de l’OIM, dont le soutien financier et technique a contribué à la concrétisation de cette initiative. Il a exprimé la reconnaissance de l’État ivoirien au peuple italien ainsi qu’à l’organisation internationale pour leur accompagnement.

Pour les autorités ivoiriennes, cette réalisation illustre l’importance de la coopération internationale dans le renforcement de la sécurité et de la stabilité. Elle s’inscrit dans une dynamique visant à faire de la gestion des frontières un levier de protection des populations et de préservation des biens.

À travers le projet CIVIT, l’ambition est également de renforcer les capacités des services chargés du contrôle frontalier et d’assurer une gestion plus efficace des migrations, tout en consolidant la présence de l’État dans les localités concernées.

La mise en service de ces quatre postes constitue ainsi une nouvelle étape dans les efforts de modernisation des services de sécurité en Côte d’Ivoire, particulièrement dans les zones frontalières où les échanges entre communautés nécessitent un dispositif de contrôle adapté.

Les Nouvelles du Tonkpi