Dans la ville de Man, réputée pour ses paysages naturels et son riche patrimoine culturel, les pagnes traditionnels Dan, communément appelés gandoula ou gbaou, occupent une place de choix dans les habitudes d’achat des visiteurs. Véritables symboles d’identité, ces tissus artisanaux séduisent particulièrement les touristes en quête de souvenirs authentiques.
De passage dans la région, de nombreux visiteurs nationaux et étrangers ne repartent pas sans s’offrir un gandoula. Pour eux, il ne s’agit pas seulement d’un simple textile, mais d’un objet chargé d’histoire, reflétant le savoir-faire des communautés Dan et la richesse culturelle de l’Ouest ivoirien. Les motifs, les couleurs et la fabrication entièrement artisanale renforcent l’attrait de ces pagnes qui se distinguent des productions industrielles.

Sur les marchés et dans les points de vente artisanaux de Man, les commerçants constatent un intérêt croissant des touristes pour ces pagnes. Certains acheteurs les utilisent comme vêtements lors de cérémonies, tandis que d’autres les conservent comme pièces décoratives ou souvenirs symboliques de leur passage dans la région.
Cette dynamique contribue à renforcer l’économie locale. En effet, la forte demande touristique stimule la production et la commercialisation des pagnes Dan, offrant ainsi des revenus aux artisans tisserands et aux vendeurs, dont une grande partie sont des hommes. Les circuits de vente se structurent progressivement autour du tourisme, notamment dans les zones fréquentées et les espaces dédiés à l’artisanat.
Au-delà de l’aspect commercial, l’engouement des touristes participe également à la valorisation du patrimoine culturel Dan. Chaque achat devient un vecteur de promotion de l’identité locale, permettant aux traditions de traverser les frontières et de gagner en visibilité à l’international.
Ainsi, à Man, le gandoula ou le gbaou n’est pas seulement un pagne traditionnel : il est devenu un véritable ambassadeur culturel, au cœur d’un échange entre visiteurs et communautés locales, où se mêlent découverte, mémoire et valorisation du patrimoine ivoirien.
Les Nouvelles du Tonkpi.

