À Man, la vente d’eau en sachet, communément appelée “eau glacée”, s’impose comme une activité génératrice de revenus pour de nombreux jeunes, en particulier en période de chaleur.
Aux grands carrefours, devant les marchés ou le long des artères les plus fréquentées, ils sont des dizaines à proposer de l’eau fraîche aux passants. Glacières en main ou bassines sur la tête, ces vendeurs sillonnent la ville à la recherche de clients, dans une ambiance parfois concurrentielle.
Pour beaucoup, cette activité constitue une véritable bouée de sauvetage face au chômage. « Avec ça, j’arrive à me débrouiller chaque jour. Ce n’est pas beaucoup, mais ça aide », explique Mariam, jeune vendeuse rencontré au quartier Commerce.
Accessible et peu coûteux à lancer, ce commerce attire aussi bien des élèves en congé que des jeunes en quête d’autonomie financière. Certains y voient même un tremplin vers des projets plus ambitieux.
Cependant, le secteur n’est pas sans difficultés. Entre la hausse du prix des sachets d’eau auprès des fournisseurs, la conservation du froid et la forte concurrence, les marges restent faibles. À cela s’ajoutent parfois des préoccupations liées à l’hygiène et à la qualité de l’eau vendue.
Malgré ces défis, la demande reste forte, surtout sous le climat chaud de la région du Tonkpi. L’eau glacée demeure un produit indispensable pour les populations, renforçant ainsi la place de ce petit commerce dans le quotidien des habitants.
À Man, derrière chaque sachet d’eau vendu, se cache ainsi une histoire de courage, de débrouillardise et de résilience.
Les Nouvelles du Tonkpi.

