À quelques jours de la Journée internationale des droits des femmes, l’engouement autour du pagne officiel est bien visible à Man. Entre tradition, fierté et opportunités commerciales, femmes et hommes s’activent pour se procurer le tissu symbole de cette célébration.
Dans les marchés, aux abords des grandes artères et jusque dans certains quartiers de Man, le pagne officiel de la Journée internationale des droits des femmes s’arrache déjà.
À quelques jours de cette célébration mondiale dédiée aux droits et à la promotion de la femme, l’ambiance est particulièrement animée autour des étals de tissus. Femmes, jeunes filles mais aussi de nombreux hommes s’activent pour se procurer le pagne qui sera porté lors des festivités du 8 mars.
Pour certaines femmes, arborer ce pagne est devenu une tradition. Il symbolise à la fois la solidarité féminine et l’attachement à cette journée de revendication et de célébration.
« Chaque année, nous achetons le pagne du 8 mars pour coudre nos tenues. C’est une façon pour nous de marquer cette journée importante », confie une cliente rencontrée dans un point de vente dans un maquis.
Les hommes ne sont pas en reste. Beaucoup se mobilisent également pour offrir le pagne à leurs épouses, sœurs ou mères, participant ainsi à l’effervescence commerciale qui accompagne cette période.
Profitant de cette forte demande, des commerçants ambulants ont investi plusieurs coins stratégiques de la ville. Pagne en main ou étalé sur de petits stands improvisés, ils proposent le précieux tissu aux passants.
Pour ces vendeurs, la période précédant la Journée internationale des droits des femmes représente une véritable opportunité économique. « Le pagne du 8 mars se vend bien. Beaucoup de personnes en cherchent pour préparer les activités », explique un vendeur ambulant.
À Man, l’engouement autour de ce tissu illustre ainsi l’importance accordée à cette journée qui, au-delà de son aspect festif, reste un moment de réflexion sur les droits, la place et le rôle des femmes dans la société.
Les Nouvelles du Tonkpi.

