
Les leaders communautaires formés pour devenir des relais de sensibilisation
En prélude à la Journée mondiale de lutte contre la rage, prévue le 22 octobre 2026 à la Place de la Paix de Man, le ministère des Ressources animales et halieutiques (MIRAH) et le ministère de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle ont engagé des activités de sensibilisation dans le Tonkpi. L’initiative vise à informer les populations sur les risques liés à cette maladie et les mesures de prévention.
Le lundi 19 octobre 2026, deux séances d’information ont été organisées dans les localités de Bôgouiné, dans le département de Man, et de Gouagonopleu, dans la commune de Sangouiné.

À Bôgouiné, le Dr Zogbé Bérengère, cheffe du service du centre antirabique de l’Institut national d’hygiène publique (INHP), a animé une communication à la résidence du chef du village, le patriarche Yaké Raphaël. À Gouagonopleu, le Dr Tokpa Cyril, chef du service de l’information zoosanitaire à la Direction des services vétérinaires, a également entretenu les populations sur les dangers de la rage et les moyens de s’en prémunir.

Au cours de ces rencontres, les deux spécialistes ont rappelé que la rage est une maladie mortelle, mais évitable grâce à la vaccination et à une prise en charge rapide après exposition. Ils ont précisé que les mammifères, notamment les chiens, peuvent transmettre le virus par morsure, griffure ou léchage d’une plaie.
En cas de morsure ou de contact à risque, les experts recommandent de laver immédiatement la plaie à l’eau et au savon pendant 15 minutes, puis de se rendre sans délai dans un centre de santé pour une prise en charge appropriée. Ils ont également insisté sur l’importance de la vaccination des chiens dès l’âge de trois mois, avec un renouvellement annuel.
Dans la continuité de ces activités, une formation destinée aux leaders communautaires s’est tenue le mercredi 21 octobre 2026 à la préfecture de Man. L’objectif est de renforcer leurs connaissances afin qu’ils puissent relayer les messages de prévention auprès de leurs communautés respectives.
À travers cette démarche, les services concernés entendent contribuer à une meilleure connaissance de la rage et encourager l’adoption de comportements permettant de limiter les risques de transmission.
Les Nouvelles du Tonkpi