Douehiba : une école en paillote à l’épreuve des pluies

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À Douehiba, dans la sous-préfecture de Gouékangouiné, les élèves poursuivent leur scolarité dans des salles de classe en paillotes, malgré les difficultés liées aux intempéries. Alors que l’établissement vient d’ouvrir le cours moyen deuxième année (CM2), la construction de bâtiments en dur reste une attente majeure de la communauté. Le 27 septembre 2026, une distribution de 150 kits scolaires par l’Union For Heart Charity (UFHC) a permis de remettre cette préoccupation au cœur des échanges.

Des conditions d’apprentissage difficiles

Dans cette école primaire qui entame sa sixième année de fonctionnement, les conditions d’apprentissage restent préoccupantes. Pendant la saison des pluies, les salles sont exposées aux intempéries et aux inondations, perturbant la continuité des cours. Les équipements scolaires subissent également les conséquences de cette situation.

« Nous travaillons dans une école en paillotes. Les tables-bancs craquent à chaque saison de pluie et les classes sont inondées. Nos enfants sont obligés de rester à la maison pendant cette période », explique le directeur, Beugré Dagra Antonio Rodriguez.

Face à ces difficultés, il sollicite la construction d’un bâtiment de trois salles de classe en dur, avec des toilettes. Selon lui, les efforts des villageois pour soutenir l’établissement ne suffisent plus à répondre aux besoins.

150 élèves bénéficiaires de kits scolaires

En attendant une amélioration des infrastructures, l’Union For Heart Charity a apporté un soutien aux familles. L’ONG a remis 150 kits scolaires aux élèves du CP1 au CM2, afin de leur permettre de disposer des fournitures nécessaires pour cette année scolaire.

La cheffe de délégation, Koné Nahawa Leyla, a rappelé que cette initiative s’inscrit dans la mission de solidarité de l’organisation auprès des populations vulnérables, notamment dans les localités éloignées. Elle a également précisé que les dons sont financés grâce aux contributions des membres et des donateurs.

Les autorités coutumières, notamment le chef central de Douehiba, Dion Anatole, le patriarche Gueu Mamadou ainsi que les parents d’élèves, ont salué cette action. Ils ont toutefois souhaité que la demande de construction d’une école en dur soit transmise aux autorités compétentes. Le conseiller pédagogique Kouassi Koffi Bertin a également pris part à la cérémonie.

Une attente qui dépasse les fournitures

Devenu village en 2014 après avoir été un campement, Douehiba compte environ 1 200 habitants. Pour cette communauté, l’amélioration des infrastructures scolaires constitue un enjeu important.

Si la distribution des kits permet d’alléger les dépenses des parents, elle ne résout pas la question des salles de classe. À Douehiba, la priorité reste désormais de doter l’école de bâtiments adaptés afin de garantir aux élèves des conditions d’apprentissage plus sûres et une meilleure continuité des enseignements.

Les Nouvelles du Tonkpi

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