
Un grave accident de la circulation a endeuillé l’ouest de la Côte d’Ivoire, lundi 13 juillet 2026. Un autocar assurant la liaison Odienné–Yamoussoukro a quitté la chaussée avant de finir sa course dans le fleuve Bafing, au niveau du pont Bafing, à Bafingdala, localité située dans la sous-préfecture de Foungbesso, département du Bafing. Le bilan provisoire fait état de 24 morts et 44 blessés, selon le ministère des Transports et des Affaires maritimes.
Le drame est survenu aux environs de 11 h 30 sur l’axe Touba–Biankouma. Le car transportait 64 passagers lorsque l’accident s’est produit. À ce stade, les circonstances exactes restent inconnues. Une enquête administrative et technique a été ouverte afin d’établir les causes de cette tragédie.
À l’arrivée des premiers secours, le véhicule était immergé dans le fleuve. Plusieurs passagers étaient prisonniers de la carcasse, tandis que d’autres tentaient de survivre dans les eaux du Bafing. Les opérations de sauvetage se sont déroulées dans des conditions particulièrement difficiles.
Les sapeurs-pompiers civils de Biankouma et de Touba, appuyés par les forces de défense et de sécurité ainsi que les équipes médicales du district sanitaire de Biankouma, sont rapidement intervenus pour secourir les victimes, leur administrer les premiers soins et les évacuer vers les structures sanitaires.
Le ministère des Transports et des Affaires maritimes a annoncé le déploiement des experts du Bureau Enquête Analyse Accident (BEA). Ces derniers, accompagnés des directeurs régionaux des Transports du Tonkpi et du Bafing, ont été chargés de reconstituer le déroulement des faits et de déterminer les éventuelles responsabilités.

Pour l’heure, aucune hypothèse n’est privilégiée par les autorités. Les investigations devront notamment permettre d’établir si l’accident est lié à une défaillance mécanique, une erreur humaine, un excès de vitesse ou à tout autre facteur ayant pu provoquer la sortie de route du véhicule.
Les autorités administratives se sont rendues sur les lieux du drame. La délégation, conduite par le préfet du département de Biankouma, Soro Sana, comprenait notamment le sous-préfet de Biankouma ainsi que des responsables municipaux. Après avoir constaté l’ampleur de la catastrophe, ils ont rendu visite aux blessés admis à l’Hôpital général de Biankouma afin de leur témoigner leur soutien.
Au-delà du lourd bilan humain, ce nouvel accident relance le débat sur la sécurité routière en Côte d’Ivoire. Il remet en lumière les défis liés au contrôle des transports publics, à l’entretien des véhicules, au respect du code de la route et aux mesures de prévention destinées à réduire les accidents sur les grands axes.
En attendant les conclusions de l’enquête, les familles des victimes poursuivent le difficile travail d’identification des disparus et d’organisation des obsèques. Le pays, lui, attend désormais des réponses précises sur les circonstances de cette tragédie qui figure parmi les accidents de la route les plus meurtriers enregistrés ces dernières années en Côte d’Ivoire.
Les Nouvelles du Tonkpi