À seulement un jour des élections pour désigner le nouveau président de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI), la justice a frappé fort. Le jeudi 19 février 2026, le juge des référés a suspendu le 12ᵉ congrès, laissant la profession dans l’incertitude.
Cette décision fait suite à une contestataire urgente déposée par le « Collectif pour le respect des textes », regroupant les journalistes Atta Étienne Narcisse, N’Dri Jérôme et Koffi Fulbert. Le groupe conteste la candidature de Franck Ettien, évoquant des manquements à la réglementation de l’UNJCI.
Selon les plaignants, deux points posent problème. D’abord, Franck Ettien ne serait pas à jour de ses cotisations, condition obligatoire pour participer à l’élection. Ensuite, il y aurait une incompatibilité avec sa fonction récente de directeur de cabinet au Conseil régional du Gbôklè, une charge jugée incompatible avec la présidence de l’organisation.
Franck Ettien et son équipe défendent fermement sa candidature. Ils affirment que le candidat est bien inscrit sur les fichiers de l’UNJCI et qu’il a quitté ses fonctions administratives pour se concentrer sur sa campagne.
Malgré l’implication du ministre de la Communication et la mise en place d’une commission paritaire, aucun accord n’a été trouvé pour apaiser les tensions. Le Conseil d’administration de l’UNJCI avait pourtant validé sa candidature dès le 26 janvier 2026, lançant officiellement la campagne électorale.
Le Conseil des Sages et des anciens présidents a appelé à la retenue et à l’unité. Dans un message aux journalistes, il a souligné la nécessité de préserver la cohésion de l’organisation, même dans le contexte électoral.
La suspension judiciaire suspend donc toute échéance électorale. Le Cabinet Dohora Blede, en charge du dossier, devra trancher sur le fond avant que le congrès puisse se tenir à nouveau. En attendant, le camp Ettien maintient son soutien total à son candidat.
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